Dans la foulée du succès inspirant de Wonder Woman, nous avons décidé de braquer nos projecteurs sur certaines des femmes de DNEG qui continuent à nous inspirer au quotidien.

Cette semaine, nous nous entretenons avec la superhéroïne Puja Parikh, chef mondiale, Rotoscopie, préparation et ancrage cinématographique, à DNEG.

  1. Qu’est-ce qui vous a attiré dans le domaine des effets visuels?

J’ai toujours été attirée par l’art. Dans les années 1990, il y avait un magazine appelé Computer Graphics qui traitait de Photoshop, CorelDraw, etc. J’en étais une fervente lectrice! L’idée qu’un logiciel de conception permette de créer un environnement et de donner vie à son imaginaire me fascinait. Pour acquérir de l’expérience pratique, j’ai commencé à utiliser Photoshop. Des longs métrages comme The Matrix et de vieux films de superhéros m’ont aussi influencée dans mon choix de carrière.

  1. Comment avez-vous commencé dans le métier?

Je viens d’un milieu familial très enraciné dans des professions qui valorisent le factuel et la logique. Entourée d’avocats et d’ingénieurs, j’ai pensé devenir ingénieure en électronique. Mais depuis l’enfance, je suis fascinée par l’art, et cela m’a poussée vers le domaine de l’animation. Je suis allée à l’Academy of Arts de San Francisco et j’ai poursuivi mes études à la maîtrise en animation 2D et 3D. J’ai eu la chance d’obtenir un emploi dans une société d’animation graphique, et, après quelques mois d’expérience, j’ai intégré l’industrie des effets visuels en tant que directrice technique du pipeline et des systèmes à Rhythm and Hues. Puis je suis passée à l’ancrage cinématographique, au suivi des mouvements corporels et à l’animation technique. Après plus d’une décennie dans divers studios d’effets visuels, me voici avec DNEG, en tant que chef mondiale, Rotoscopie, préparation et ancrage cinématographique.

  1. Que pensez-vous du succès de Wonder Woman et de ce qu’il signifie pour l’industrie?

Le succès de Wonder Woman dans le monde des effets visuels va permettre aux films de superhéroïnes de prendre le devant de la scène, aux côtés des films de superhéros masculins. Les films féminins attirent beaucoup l’attention ces derniers temps. La mise en avant des femmes techniciennes et artistes en effets visuels impliquées dans la réalisation de ces films inspirera beaucoup les femmes dans notre industrie.

  1. Quels conseils donneriez-vous à la prochaine génération de femmes qui entreront dans l’industrie?

C’est le seul domaine qui soit purement axé sur le talent, et qui déclenche une appréciation instantanée si le travail est bien fait. Comme chaque nouvelle tâche est un défi, le travail ne devient jamais ennuyeux. C’est un domaine où l’on côtoie plein de collègues créatifs et sympathiques. Et, si vous aimez ce que vous faites, vous ne travaillez jamais, vous profitez juste de chaque seconde de votre journée!

Après plus d’une décennie dans divers studios d’effets visuels, me voici avec DNEG, en tant que chef mondiale, Rotoscopie, préparation et ancrage cinématographique.

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